a./ Les « recherches-actions-formations », à partir des rencontres internationales et interculturelles de la décennie 1990-2000, conduisent à la publication d’une synthèse concernant l’interprétation, la compréhension, la coopération au sein des cultures sociales et sociétales.

b./ Il s’agit de Complexité des cultures et de l’interculturel, 1ère édition : Paris, Economica, 1996. L’ouvrage s’adresse aux jeunes chercheurs du terrain interculturel européen et international en accompagnement des situations et des expériences qui sont les leurs. Il leur offre concepts requis et méthodes d’approches.

c./ Dès 2000, on a une 2eédition : Complexité des cultures et de l’interculturel. Contre la pensée unique, sous-titre ajouté. L’expression était alors d’usage courant et spontanément référée par le grand public à la pensée néolibérale dominante.

d./ En 2004, on a une 3e édition : Complexité des cultures et de l’interculturel. Contre les pensées uniques. Le pluriel entend tenir compte de la multiplicité des pensées uniques. Singulièrement, après l’irruption extrême des terrorismes.

e./Surtout, aux approches et aux méthodes précédemment régulièrement étudiées, cette 3eédition ajoute la référence à trois grandes perspectives préalables, structurant les études des cultures selon leurs « particularités, généralités, singularités ». Chaque perspective est traitée dans un chapitre éponyme.

f./ Dans la revue France Arménie, Jules Mardirossian (pour la 4eédition, 2010) écrit que ce livre est« une mine d’or à décrypter pour comprendre l’évolution des cultures. » En effet, celles-ci ne relèvent en aucun cas de la seule dimension folklorique.

g./ Il s’agit d’entrer dans un processus neuf d’implication plurielle et intensive puisque toutes les cultures sont des produits élaborés par des générations d’acteurs humains s’opposant et composant à tout niveau et dans tout domaine.

h./ Aucun domaine n’est hors culture et surtout pas les grandes Activités instituées : « Religion, Politique, Économie, Information ». Les vivre, les confronter, les articuler constituent les conditions de base sine qua non de l’humanisation.

i./ Faute de le faire, les humains finissent par croire que telle culture, simplement parce qu’elle est alors dominante, est à même de produire quasiment seule cette humanisation. Nombre d’expériences mettent totalement en doute la validité d’une telle pensée unique.

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