GIORGIO AGAMBEN

L’Auteur-Monde Giorgio AGAMBEN, philosophe italien, né en 1942 à Rome, est un grand spécialiste de la pensée de Walter Benjamin, de Heidegger et de Carl Schmitt ainsi que de Aby Warburg. 

Sources : 

L’Auteur-Monde Giorgio AGAMBEN in Jacques Demorgon :

Demorgon J. 2016. L’homme antagoniste. Économica. 

Chap. XIX. L’infini, l’absolu, le meurtre et les humains entre eux, p. 210-223.

8. « Bien faire l’homme », p. 220

JD : « …. Il nous faut découvrir tout autant, voire plus, le visage de celui qui se donne les moyens d’être humain.

Le philosophe italien, Giorgio Agamben (2002) nous y aide dans Moyens sans fins. Quel titre de vérité, car l’humain doit savoir en finir avec ces fins absolues pour se fonder dans ses moyens, véritables « faits-valeurs ». Inutiles de chercher des fins-valeurs que ces moyens auraient à servir au risque de s’y dénaturer, de s’y pervertir…» 

Chap. XX La néoténie et l’infini. La technique et l’éthique

Chap. XXIII. Mieux lier connaissance et action. Identité, altérité, intérité

9. Agamben et les moyens de l’intérité humaine 

10. L’art d’interpréter les langues-cultures : Jullien, Agamben, Van Lier 

*

J. Demorgon « Réfugiés, migrants : Europe et Monde au tournant de l’Humain » “Refugees, migrants : Europe and the World at the turn of the human” In Synergies Monde Méditerranéen N°5 | 2015 • p.175-212 

I. La crise du présent 

1. La « crise de l’avenir » au cœur du présent : la reconstruction nécessaire 

2. Réfugiés et migrants, ampleur et répétition : un siècle entier ! 

La crise européenne des migrations, entendue comme un ensemble de réactions plutôt négatives, s’étire depuis déjà quelques décennies. Elle atteint cependant un sommet en 2015. Cela résulte d’une conjonction de situations dramatiques et tragiques en Afrique et au Moyen-Orient. Avec surtout le prolongement de la guerre étrangère et civile en Syrie. 

Il est cependant indispensable de sortir le phénomène migratoire de sa seule actualité. Il ne peut être évalué correctement que référé à l’histoire et d’abord à celle du 20e siècle. Le philosophe italien Giorgio Agamben (2002) souligne l’origine du phénomène :

« La première apparition des réfugiés en masse a lieu à la fin de la Première Guerre mondiale. Elle résulte de la chute des Empires russe, austro- hongrois et ottoman ainsi que du nouvel ordre créé par les traités de paix. L’assise démographique et territoriale de l’Europe centre-orientale s’en est trouvée bouleversée. En peu de temps, 1,5 million de Russes blancs, 700.000 Arméniens, 500.000 Bulgares, 1 million de Grecs, des centaines de milliers d’Allemands, de Hongrois et de Roumains furent déplacés ». 

Giorgio Agamben, Moyens sans fins, op. cit.

…/…

En tout cas, il y a vingt ans, en 1995, Agamben (1995 [2002] : 26-34) pronostique :

« Le phénomène de l’immigration dite illégale dans les pays de la Communauté Européenne a pris et prendra de plus en plus les prochaines années des proportions considérables ». 

Giorgio Agamben, Moyens sans fins.

Nous y sommes. 

…/…

3. De nouveaux exodes meurtriers méditerranéens et autres 

4. Le développement contrarié par la mondialisation : l’Afrique tragique 

5. Réfugiés et migrants aujourd’hui : rejets ou accueils et incertitudes 

6. Merkel : embarras, courage, défi à l’Europe 

7. L’Europe « ouverte, fermée », « divisée, unie » ? 

…/…

8. Droits de l’Homme : la fiction et la question ! 

Pour Agamben, il est clair que « dans l’ordre politique de l’Etat-nation, il n’y ait guère d’espace pour le pur homme en soi. A preuve, le statut du réfugié est toujours considéré comme une condition provisoire conduisant à la naturalisation ou au rapatriement ». De ce fait, aujourd’hui, sur le continent européen, on ne cesse d’ouvrir et de fermer des « camps » ou de tolérer des « jungles » sans fin, comme à Calais, sur la route vers l’Angleterre. 

Agamben (2002 : 31) conclut :

« Si le réfugié représente dans la structure de l’Etat-nation un élément aussi inquiétant, c’est avant tout parce que, cassant l’identité entre homme et citoyen, entre nativité et nationalité, il met en crise la fiction originaire de la souveraineté populaire ». 

Giorgio Agamben, Moyens sans fins.

II. La crise de l’avenir 

9. Refonder l’anthropologie, repenser l’histoire, lier l’éthique et l’économie 

10. La néoténie : l’homme non programmé et son ambivalence infinie 

…/… Agamben est précis : « L’homme est l’animal qui doit se reconnaître humain pour l’être ». 

…/…Agamben (2002), nous l’avons vu, fait lui aussi fond sur la néoténie. Il se montre on ne peut plus explicite : « Il n’existe aucune essence, aucune vocation historique spirituelle, aucun destin biologique que l’homme devrait conquérir ou réaliser… Cela ne signifie pas toutefois que l’homme ne soit pas ou ne doit pas être quelque chose… mais ce quelque chose n’est pas une essence ni même proprement une chose : il est le simple fait de sa propre existence comme possibilité ou puissance ». 

11. De l’erreur des fins absolues à la vérité des moyens exercés 

12. Démocratie déficiente dans l’économie mondialisée 

13. Une matrice trans – identitaire de l’histoire humaine 

14. Réinterprétation transpolitique de l’histoire. Guerre et paix entre les sociétés 

15. Le droit à la capabilité humaine infinie 

16. Avec réfugiés et migrants, Europe et Monde au tournant de l’humain 

Bibliographie

  • Agamben, G2020. « Qu’est donc une société qui ne reconnaît pas d’autre valeur que la survie ? » BibliOBS, 27 avril 2020.
  • – 2020. « L’épidémie montre clairement que l’état d’exception est devenu la condition normale ». Propos recueillis par Nicolas Truong, Le Monde 24 mars.
  • – 2020. Le Royaume et le Jardin, traduit par Joël Gayraud, Paris, Rivages.
  • – 2019. Création et anarchie. L’œuvre à l’âge de la religion capitaliste, traduit par Joël Gayraud, Paris, Rivages.
  • – 2016. Homo Sacer : L’intégrale (1998-2015), (9 volumes composant l’ouvrage Homo Sacer), Le Seuil, collection Opus, Paris, 2016, 1 370 pages.
  • 2002 [1995]. Moyens sans fins. Notes sur la politique. Paris : Payot. 
  • – 1990. La Communauté qui vient : théorie de la singularité quelconque, traduit par Marilène Raiola, Paris, Seuil.
  • Demorgon J. 2016. L’homme antagonisteÉconomica.
  • – 2017. Omul Antagonist. Traducere din limba franceză de Victor Untilă. Bucuresti: Ed. F. Romania de Mâine. 
  • 2015a. « Infini, absolu et meurtre entre humains ». La Révolution Prolétarienne mars. p. 4-9. 
  • Demorgon, J. 2015b. Complexité des cultures et de l’interculturel. Contre les pensées uniques. 5e édition, revue et augmentée. Paris : Économica. 
  • Demorgon, J. 2014. PassimSynergies Monde méditerranéen 4. Préf. de J. Cortès, Gerflint. [En ligne] :
  • Demorgon, J. 2010. Déjouer l’inhumainAvec E. Morin, Préf. de J. Cortès, Economica. 
  • Demorgon, J. 2005. Les sports dans le développement des sociétés. Paris : L’harmattan. 
  • Houellebecq, M. 2015. Soumission. Paris : Flammarion. 
  • Sen, A. 2015. Identité et violence. Paris : O. Jacob. 
  • Sternhel, Z. 2015. « Nous ne sommes pas prêts » Le Magazine Littéraire, octobre, pp. 72-76. 
  • Stiglitz, J. 2015. La Grande fracture. Les sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire... Paris : LLL. 
  • Traore, A. 2015. « Migrants perdus en mer. Ce sont nos enfants ». Monde diplomatique 09. 

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